Le confinement a ses victimes visibles : les bars, les commerces, la première ligne. Et malgré toutes les bienfaits des substituts numériques, l’effondrement du capital social fait aussi des victimes invisibles : les indépendants qui ne peuvent renouveler leur clientèle, les commerciaux qui perdent le lien avec leur marché, les entrepreneurs qui ne peuvent plus écouter leur écosystème … Puisque cette situation sanitaire est là pour durer, il nous faut réinventer de nouvelles manière de nous interconnecter, en plus petits groupes, avec plus de précautions, de traçabilité, de solidarité, d’altruisme.

Alors que le troisième confinement se dessine, certains affûtent leurs arguments et se préparent à immoler leur coupable favori : le gouvernement, les big pharmas, le français moyen, les chinois, le lobby de la finance, la déforestation… D’autres se demandent combien de temps ils vont pouvoir encore survivre sans activité, sans revenu, sans contact. Cet article s’adresse à ceux qui ont encore la chance, les moyens de penser à demain avec un peu sérénité.

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C’est sûr on ne nous dit pas tout !

Si nous voulons cesser d’être infantilisés et contraints par le haut, il nous appartient d’être nous-mêmes plus responsables et développer des mœurs plus adaptées à notre temps. On n’a pas eu besoin de faire une loi pour interdire la bise, nous avons collectivement abandonné cette pratique. …


Je suis particulièrement marqué par l’audace du livre de Sébastien Soriano, “Un avenir pour le service public”. L’avenir qu’il propose s’inscrit dans une vision du futur pour notre société toute entière qui me parait radicalement souhaitable.

Le sous titre ne me démentira pas : “un nouvel Etat face à la vague écologique, numérique, démocratique”. Une vague qui a tout d’un raz-de-marée, car elle ne se retirera pas en laissant notre pays revenir à sa situation initiale. Heureusement, si nos cerveaux biologiques n’ont pas tant évolué en 100 ans, nous avons tout de même réalisé des progrès cognitifs significatifs. …


Nous avons vu dans un épisode précédent ce que l’éco-working n’est pas, voici maintenant quelques signes qui peuvent vous inviter à penser qu’on risque de s’entendre. Voire qu’on est fait les uns pour les autres.

Vous avez une forte Raison d’être

Soit par la nature de votre activité : vous êtes soignant, vous militez contre le réchauffement climatique… soit par la culture : le fondateur est inspirant, une personne de votre organisation n’a de cesse de vous répéter pourquoi vous êtes là.

Vous recherchez vos collaborateurs sur l’attitude au moins autant que sur l’aptitude

Vous êtes convaincu que le savoir-faire s’apprend plus facilement que le savoir-être, et en conséquence vous regardez derrière le diplôme ou l’expérience pour vous intéresser à la personne intrinsèque avec qui vous considérer collaborer : son compas moral, son ikigaï, le sens que cette personne donne à sa vie et à son…


Continuons notre prise de recul sur le développement d’une communauté à impact. Sortons des quatre murs d’un immeuble, comment consolider une communauté d’entraide ?

Observons la communauté French Tech, qu’est-ce qui apporte le plus de valeur à ses membres en ligne ? De manière organique, c’est à dire sans compter le travail direct de la mission French Tech. …


La quatrième va vous épater ;-) !

Une communauté se fédère autour d’un lieu, puis le lieu se dérobe, que reste-t-il ? Je vous invite au jeu de la définition en creux : découvrir tout ce que l’écoworking n’est pas.

1. L’écoworking n’est pas une ZAD …

Nous n’avons aucune revendication en tant que collectif. Nous avons nos revendications individuelles, que nous exprimons au travers de nos projets, mais l’écoworking n’a pas ses propres ambitions, si ce n’est que nous, ses membres, soyons heureux et alignés. Nous ne sommes pas le symbole d’une lutte, et il n’y a pas de condition à remplir qui puisse mettre un terme à notre existence. …


Aujourd’hui nous avons pu aller à République avec nos enfants. Pas comme en 2015, où la manifestation était récupérée par les politiques dont certains avec lesquels je ne pouvais pas marcher. Nous étions alors allé au Louvres, ce texte s’en souvient.

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In memoriam Samuel Paty

La liberté d'expression a pris un coup. Certaines personnes intimidées, vont laisser la peur modifier leur comportement.

La communauté musulmane est meurtrie. Les déclarations publiques #notinmyname n'y changeront pas grand chose, malheureusement.

Je compatis bien sur, je suis prêt à aider mon entourage à ne pas s'autocensurer et à assumer pleinement ses croyances. J'attendrai cependant de recevoir des demandes car je n'ai pas de légitimité à dire à mon prochain "tu as un problème et je vais t'aider à le régler". …


Chère tribu, pardon pour mon silence, je vous dois des explications. Mais si vous n’avez pas le temps de tout lire :

  • J’ai fait une pause suite à un drame familial, après lequel je me suis investi dans une nouvelle cause. Pour en savoir plus vous pouvez aller sur change.org/PourUlysse, signer la pétition et vous abonner aux mises à jour.
  • C’est très mal parti pour la reprise du 25 Petit Musc. The Family a proposé un autre repreneur que nous, qui est en discussion avec les propriétaires. Etant toujours titulaires du bail ils ont leur mot à dire sur la succession donc c’est un gros handicap. …


Ceci est le 8ème article d’une série consacrée à la conception d’un espace de production tertiaire en bien commun, un éco-working, un écolieu urbain. Il est toujours temps de nous contacter pour faire partie de l’aventure.

Qu’est-ce qui distingue notre projet d’écolieu urbain d’un “Wework for good” ? Comment peut-on faire qu’on travaille ensemble, et non pas côte à côte, malgré la diversité de nos projets respectifs ? Satisfaire nos besoins d’avancer dans nos propres directions, tout en profitant de la richesse de nos interconnections ? Permette à chacun d’apporter ce qu’il a (temps ou argent), prendre ce dont il manque, en préservant la légitimité de chacun ? En quoi notre organisation du travail serait plus inspirée du vivant que le modèle fordiste traditionnel, pour mériter la qualification d’une approche permacole ? …


Une visite virtuelle de ce que pourrait être l’écolieu urbain de la rue du Petit Musc.

Je n’ai jamais de mal à convaincre autour de moi des risques de la gouvernance par consensus, tous ceux qui ont plus ou moins testé, dans une indivision, une coopérative, ou simplement entre amis, voient tout de suite et abondent facilement. Pourtant il est un cas de figure où il me semble plus que souhaitable, c’est le consensus d’engagement.

Le consensus d’engagement est l’acte originel, celui de création du projet en commun. La toute première décision. Vous allez me dire que c’est évident, qui partirait au ski avec des amis s’il croit que ça va être un désastre ? En grattant bien on se dit que ça peut arriver… poussé par des codes sociaux (cette année, Noël en famille a lieu chez votre oncle facho), poussé par le temps (il faut décider vite, la fenêtre d’opportunité se referme), poussé par les sentiments (j’ai tellement envie d’être avec vous), et poussé par le fameux piège de la dépense gâchée. Car malgré son nom, le projet ne commence pas par cette décision originelle, c’est l’engagement qui y commence. La projet démarre lui quand deux (ou plus) cerveaux se connectent au travers d’une idée commune, et commencent à consacrer des ressources pour explorer le futur que cette idée pourrait faire advenir. Ces ressources sont dépensées en perte acceptable, en évitant soigneusement tout geste irréversible, tout engagement long terme, et visent à brosser un tableau suffisamment désirable pour créer les conditions de cet engagement, ce consensus originel. …


Ceci est le sixième article d’une réflexion collective en cours sur le futur des lieux de travail. Le premier revisitait le rapport au temps par le partage de bureau en timeshare, le second le rapport à l’espace par une autre distribution des postes, par cause et non par projet, les troisième et quatrième le rapport à l’argent, pour les coûts fixes (le loyer), et pour les projets (entre membres de préférence). Le cinquième démarre une démarche de co-construction sur un cas concret, la reprise du bail de The Family Paris au 25 rue du Petit Musc. …

About

Duc Ha Duong

Entrepreneur, father, barbarian, dreamer, prospectivist, teal evangelist, optimistic, french-vietnamese, parisian, feminist, caretaker. Blind to legal fictions.

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